Nouveau Grand Paris : les CCI d’Île-de-France satisfaites mais vigilantes

Si les arbitrages rendus début mars par le Premier Ministre sur la réalisation du projet du Grand Paris d’ici 2030 sont satisfaisants, les CCI d’Île-de-France resteront cependant très vigilantes sur trois points clés du projet : son financement, les objectifs économiques et la gouvernance.

 

Financement : ne pas alourdir encore la contribution des entreprises

Le gouvernement prévoit d’accroître les recettes fiscales de la Société du Grand Paris (SGP) à compter de 2020 pour augmenter de 2,5 milliards d’euros sa capacité de remboursement. Les élus de notre CCI Seine-et-Marne, en lien avec les deux autres Chambres consulaires, se sont déjà mobilisés pour mettre en exergue les conséquences pour l’attractivité de notre territoire de l’augmentation de ces taxes liées au Grand Paris. Nous veillerons à ce que ces nouveaux financements, négociés avec les collectivités locales et les entreprises, ne pèsent pas sur l’activité économique. De fait, les entreprises sont déjà largement contributrices au financement des transports publics en Île-de-France, et nous resterons attentifs aux choix de financements des différents projets et à leurs conditions d’exploitation. Toute nouvelle augmentation de la pression fiscale pèserait fortement sur les entreprises et handicaperait la compétitivité et l’attractivité de notre région.

Ne pas oublier les objectifs de développement économique du Grand Paris

Nous regrettons vivement à cet égard que les délais de réalisation soient reportés à 2027 pour la desserte de sites majeurs comme les aéroports, en premier lieu de Roissy mais aussi Orly. Ces plateformes jouent en effet un rôle clé dans la dynamique des flux régionaux, ce qui souligne bien l’importance de les intégrer le plus rapidement possible dans le projet.

Une gouvernance appropriée

Enfin, le rapprochement de la Société du Grand Paris avec le STIF nous amène à nous interroger sur les modalités de gouvernance des transports franciliens. Une redéfinition de l’organisation est nécessaire, dans un contexte où les entreprises contribuent déjà à hauteur de 45 % au budget de fonctionnement global des transports en commun en Île-de-France, alors qu’elles ne disposent que d’un seul représentant sur 30 sièges.

La réalisation du Grand Paris doit permettre aux entreprises d’obtenir une réponse en termes d’efficacité de l’action publique, et nous serons particulièrement vigilants quant à l’articulation entre les différents échelons et compétences.

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